J'irais sur les marchés du monde, raconter mes histoires, chouraver leur pinard ..

J'irais sur les marchés du monde, raconter mes histoires, chouraver leur pinard ..
Bordel, il y a de l'accordéon qui sort par le mégaphone. Orgasmique ce petit son, orgasmique pour la petite manon surement. Seulement pour elle. Elle imagine, là, assis sur un vieux tabouret bancale ce jeune homme aux cheveux bruns, une casquette de travers et une roulée dans la bouche. Il tappe du pied et ses doigts pianote l'instrument, en guelant, en criant ses tripes dans des paroles qui me donnent des frissons et mefont briller les yeux parfois. Ses bretelle s'entremellent, il est beau mon accordéoniste. Magnifique. Horriblement d'ailleurs.
Un klaxon. Tu rouvres les yeux, t'es en pleins milieu de la route et le ptit monsieur que tu connais bien te gueule un "Manon qu'est-ce que tu fous?!". Tu te remets les idées en place, avance en jetant un regard d'excuse à l'automobiliste au volant de sa citroen noir, immatriculée 43. Tu sais pas pourquoi il a fallut que mademoiselle s'arrête comme une cruche au milieu de ce passage piétons. Tu dis rien, on te redemande si ça va, tu marmonnes un oui. T'a de nouveau mal au ventre, tes copains sont devant, comme toujours. Ils parlent et discutent mais t'entends a peine. Tu parles pas, et tire sur le bout de ta cigarette comme si c'était un échappatoire, un moyen d'oublier, de ne plus y penser.
Arrivée a Corneille. Les copains continuent leur discussion, d'autres viennent s'ajouter au lot, une bise a gauche, une autre a droite, tu esquisses un sourire, et toi t'es comme tout le monde, quand on te demande si ça va, tu réponds "bien!". Ferme ta gueule petite manon, de toute façon ça sert à rien, il est loin, et ils ont tous beau t'écouter ici ils ne comprennent pas. Ne comprennent rien. Ou ne veulent pas comprendre. Et puis se sentir un peu bizare au fond de nous, croire que tout ira de toute façon un jour. Comme tout les matins depuis bientôt un an. Et s'en vouloir de se plaindre, alors que d'autres sont dans des états bien pire et envie ta vie. Et tu les encules tous, ces copains, ces gens si cons et si adorables parfois, cette famille, ces passants qui n'ont rien demander.

La vie c'est des claques dans la gueule, le port du casque est obligatoire!



Et ma joue devient rouge par habitude ...

# Posté le mardi 26 août 2008 13:02

Tu m'as détruite, petite, sans avoir besoin de me parler ...

Tu m'as détruite, petite, sans avoir besoin de me parler ...


Imbécile !
T'a vraiment une endive à la place du coeur ...



Tu viens de me faire vomir mes tripes ...

# Posté le mardi 26 août 2008 13:08

Modifié le mardi 26 août 2008 13:27

Je suis aussi heureuse que le jour où le premier trompettiste a marché sur la Lune ...

Je suis aussi heureuse que le jour où le premier trompettiste a marché sur la Lune ...
__On vit ... comme des cons . On mange, on dort, on baise, on sort . Encore & encore . Et encore ... Chaque jour est l'inconsciente répétition du précédent : on mange autre chose, on dort mieux, ou moins bien, on baise quelqu'un d'autre, on sort ailleurs . Mais c'est pareil, sans but, sans intéret . On continue, on se fixe des objectifs factices . Pouvoir . Fric . Gosses . On se défonce à les réaliser . Soit on ne les réalise jamais et on est frustrés pour l'éternité, soit on y parvient et on se rend compte qu'on s'en fout . Et puis on crève . Et la boucle est bouclée . Quand on se rend compte de cela, on a singulièrement envie de boucler la boucle immédiatement, pour ne pas lutter en vain, pour déjouer la fatalité, pour sortir du piège . Mais on a peur . De l'inconnu . Du pire . Et puis qu'on le veuille ou non, on attend toujours quelquechose . Sinon, on prèsserait sur la détente, on avalerait la plaquette de médocs, on appuierait sur la lame de rasoir jusqu'a ce que le sang gicle ... On tente de se distraire, on fait la fête, on cherche l'amour, on croit le trouver, puis on retombe ... De haut . On tente de jouer avec la vie pour se faire croire qu'on la maîtrise . On roule trop vite, on frôle l'accident . On prend trop de coke, on frôle l'overdose . Ca fait peur au parents, des gênes de banquiers, de PDG, d'hommes d'affaires, qui dégénèrent à ce point là, c'est quand même incroyable . Il y en a qui essaient de daire quelquechose, d'autres qui déclarent forfait . Il y en a qui ne sont jamais là, qui ne disent jamais rien, mais qui signent le chèque à la fin du mois . Et on les détestent parce qu'ils donnent tant et si peu . Tant pour qu'on puisse se foutre en l'air et si peu de ce qui compte vraiment . Et on finit par ne plus savoir ce qui compte, justement . Les limites s'éstompent . On est comme un éléctron libre . Ona une carte de crédit à la place du cerveau, un aspirateur à la place du nez, et rien à la place du coeur, on va en boîte plus qu'on ne va en cours, on a plus de maisons qu'on a de vrais amis, et deux cents numéros dans notre répertoire que l'on appelle jamais . On est la jeunesse dorée . Et on a pas le droit de s'en plaindre, parce qu'il paraît que l'on a tout pour être heureux . Et on crève doucement dans nos appartements trop grands, des moulures à la place du ciel, repus, bourrés de coke et d'antidépresseurs, et le sourire aux lèvres ...

# Posté le mardi 26 août 2008 13:16

Je sais même plus quoi mettre comme titre, besoin de ... lui ?

Je sais même plus quoi mettre comme titre, besoin de ... lui ?


L'amour courtois et ses mystères, ses effleurements, ses soupirs, ses douleurs enchantées, ses baisers volés et la haute idée de l'autre dont on arbore le coeur du bout de sa lance ...


# Posté le mardi 26 août 2008 13:52

Sur un air des Los Tres ...

Sur un air des Los Tres ...
C'était tout une histoire, un phénomène, un exploit, une connerie d'après certains, une envie, une pulsion, un crie, une anecdote banale, un choix, une concrétisation. Oh, comme le corps humain est bien fait parfois, quand les nerfs prennent le contrôle et mettent la raison sur le banc de touche. Ce laisser aller, puis s'en vouloir après, mais s'en vouloir qu'à moitié être bien quand même malgré tout et puis se foutre un peu des "Quand dira-t-on?". Des appels, sa meilleure amie, l'entendre rire te rassure et te dit que tu n'es pas la seule à ne pas en faire tout un pataquess, même si, tu devrais peut-être, à moins que ... Une illusion quelque part, se dire que ce n'est rien, de ne pas avoir envie de la voir malgré tout, et de crier, crier crier en brisant cette bouteille. Se faire engueler, mais ne pas chercher a savoir, rire malgré tout et s'en vouloir le lendemain. Sans le vouloir. "Un croche patte à l'ennemi" qu'ils ont dit. D'accord. Tu termines le mégot, tu l'écrases puis tu t'en vas en te disant " ça passera" ...


Faudra m'expliquer un peu tout de même ...

# Posté le jeudi 28 août 2008 13:42