Imaginez, des déchets autour de vous sur l'esplanade d'herbe qui se trouve face à la Grande Scène de la fête de l'huma, imaginez aussi des groupes de gens, debout, assis, allongés, voir dans des positions assez étranges, un peu partout près de ces déchets. Zoom avant, vers le fond de l'esplanade, une dizaine de personnes, des jeunes, des jeunes bizares, des "parisiens". Zoom encore, des parisiens de toutes les formes et toutes les tailles, avec des gueules aussi variées que possible. Et là, au milieu, une normande ! Moi, en l'occurence. Donc moi, Chux, rouennaise de première me retrouve au milieu de pseudo punk et me demande sincèrement ce que je fous là, ce qu'il foue là. Il. Lui donc. On voyait que lui, fallait pas chercher plus loin. Mes yeux étaient attirés comme des aimants vers sa ptite gueule d'ange et son sourire machiavéliquement beau!
Moi, omnibulée, troublée, quelques échanges de regards avec Zoé qui n'avait pas l'air de tout comprendre d'ailleurs. Donc lui, puis moi. A l'huma. il y a un an.
Après le contexte de cette rencontre, le dévellopement ? L'explication métodique et organisée digne d'une élève de première L ? Non. Un court résumé plutôt, et bien entendu, remplis de fautes d'orthographes en tout genre!
Ouais, je ne voyais que lui en cette soirée de Septembre, il brillait autant qu'Iggypop et avait pris la place principale dans mon esprit, j'ai pas tout compris sur le moment, j'ai surement pas cherché à comprendre aussi.. On s'est retrouvé au même endroit par hasard, j'aurais pu m'asseoir dix mètres plus loin, choisir Zebrock au lieu de la Grande Scene, ou tout simplement ne pas venir, mais non, il a fallut que je me retrouve à deux mètres de ce putain de sourire electrifiant, envoutant, bref, CE sourire qui aura a jamais marqué ma ptite gueule de Chux. Puis le propriétaire de ce sourire, ses idées, ses tics, sa gueule, son histoire. Notre histoire.
J'en arrive déjà à la conclusion, l'explication de tout ce blablatage qui paraît si insignifiant mais qui occupe pas mal mon esprit. C'était y a un an. Un an après, me voilà plantée devant un écran d'ordi, dans mon Mesnil, avec un t-shirt gris, les cheveux en bataille (pour changer) et sa tête en fond d'écran de portables. La tête de ce petit homme blond, de ce parisien rencontré à l'huma. Mon amoureux. Dur a croire pas vrai ? Une histoire digne d'un téléfilm a la TF1 ! Et oui, je suis amoureuse de ce ptit homme, depuis un an, et ça fais un an que je partage mon histoire avec lui. Un an, soit douze mois, une cinquantaine de semaines et plusieurs centaines de journées en se réveillant avec son visage et s'endormant avec la même image. Oui, je l'aime, ce petit mec rencontrée dans un festival de communiste, avec son t-shirt des ogres et sa gueule de gamin. Et je l'aime depuis un an. Et le temps passe, passe ...



