La lassitude m'emporte. La colère aussi. Et merde!

La lassitude m'emporte. La colère aussi. Et merde!
C'était trempé et rouge. Ouais, comme si une professionnel du glosse pétardant était passée par là.
Le froid faisait saigner ma lèvre et tout les mots qui en sortaient. Cinglant, désespéré et surement un peu trop sincere pour disparaître dans le nuage de fumée qui s'ensuivait. Alors je tirais, comme si le fait de tirer sur cette merde toxique me ferait oublier tout ce qui se trame sous cette casquette grise. Le vent fait pleurer mes yeux. Le vent est une excuse bien plate. Moi, j'ai mon ventre qui se retourne au fur et a mesure des heures. J'ai mon ventre qui crie famine. Et je n'avale rien. Les idées braquées, comme le viseur d'un snipper sur sa belle tête blonde. Le portable au fond de la poche, une epaule de cuir qui m'accepte contre elle, des gens qui ne croient pas au vent et qui s'ennerve contre cette image. Une image que j'adore. Jprends la défense de cette image de l'autre côté du viseur, alors que comme tout les autres jpréfèrerais ptete la gachette. Y reste quelques heures, avant que le coeur l'emporte sur l'esprit, et que le coup parte contre le grès de son envoyeur. Contre mon grès.
Jsuis remplie de fautes d'orthographes et d'interrogations, de problèmes bien trop complexe pour mon esprit de gosse naïve. Alors la fumée se projette et foche quelques gouttes de pluies. Et cette trace rouge tombe entre deux pavés, se noyant dans le ruissellement de pluie. Et je repars.


Ouais, y avait du sang sur mon mégot.
( et sur mes mots...)

# Posté le jeudi 02 octobre 2008 13:26

Juste.

Juste.












Un mois que ça me grignotte, deux mois que tu me bouffes ...



Disons aussi un mois de mains,
d'humidité et de changements,
de copais présents,
d'un amoureux psychédéliquement lui.


# Posté le jeudi 02 octobre 2008 13:39

Philosophe. Si tu savais comme il me manque.

Je n'écris plus beaucoup de trucs joyeux en ce moment. Je suppose que les rares personnes lisant ces articles ne parlant que de moi l'auront remarqué. Une sorte d'égocentrisme du tonerre pas vrai ? Mais après tout, les blogs, a part exposer sa vie et ses sentiments, dites moi à quoi sa sert ?

Regardez nous deux secondes. Ouais, nous, les petits jeunes insignifiants qui vivont les mains dans les poches et les idées hautes et belles. On croit connaitre tout de la vie alors qu'elle nous reserve encore tant de surprise et de mysteres. On espere avoir un futur excellent, et qu'un sourire en aluminium ne quitte plus jamais nos lèvres. Alors on rie, on s'éclate, on sort. On s'enfonce au fin fond des goulots de bière, à s'allonger sur des lits, à oublier le monde en chantant des chants anarchistes, a fumer a longueur de temps, sentant ainsi la sensation de ralenti dans l'esprit qui ne nous sert a rien a part celle de s'éclater. Et qu'elle eclate!
Ouais, on va s'éclater aussi rapidemment qu'une mouche sur le pare brise d'une voiture. On est là, à se croire invincible, que les emmerdes du quotidien après tout c'est rien, a gueuler des CarpeDiem haut et fort pour se donner l'impression que la vie est belle. Ouais, on s'en va , on se promene assis a deux sur un vélo, on voudrait atteindre la lune mais on se contentera des lumières rassurantes du Shadow, on s'éventra l'estomac une fois de plus, on aura l'impression de s'amuser, a sortir des conneries qui ne font rire que nous et nos systemes gastriques pourront encore une fois dérailler dans les coins des ruelles de la ville.
Putain, qu'est-ce qu'on est beau ! A chercher l'impossible et vouloir l'enfermer aussi facilement qu'on coincerait une mouche dans ses mains, encore faut il courir pour l'attraper. Et puis, on se croit intelligent, avoir tout vu, tout vécu. Même moi là, je jette des morals sur vos gueules et sur cette page web. Mais je n'en sais pas plus que vous. Pas un gramme de plus, je ne suis ni plus intelligente ni plus conne. Juste un peu réaliste en cette soirée pluvieuse. C'est beau de fuire la réalité, jusqu'au jour où elle t'arrive en pleine face. Et que c'est ta gueule qui l'a intercepté, ton bras bien trop occupé à être lever en l'air. Et ouais.

Vive l'Anarchie, qu'ils disaient ...
Philosophe. Si tu savais comme il me manque.

# Posté le vendredi 03 octobre 2008 14:11

J'aurais peut être eu envie de tout briser ...

J'aurais peut être eu envie de tout briser ...
Juste un sourire, je lui avais promis. Y a eu un "Grr" sur ma bouche avant que mes yeux brillent d'émotion devant ces petits imbéciles si présents que je ne sais comment remercier. Oui, j'ai pleuré de je ne sais quoi, juste parce qu'ils sont là. Et qu'ils y sont depuis un moment. J'ai juste à débarquer pour qu'une épaule se pointe, que des mots essaient de me rassurer et que quelques personnes me prennent la main. Il suffit juste qu'un écho passe au milieu de mes pensées, un écho de lui, pour qu'un des copains débarque ne me lache pas, et bordel comment je ferais sans tout ça ?

Ouais, j'ai des copains en or, bourrés de défaults mais en or quand même. J'ai des copains pour de vrai, pas ceux qui sont juste là pour déconner, pour les soirées et pour les bons moments a passé. J'ai des copains, des vrais, qui choppe un téléphone juste pour me parler, me dire qu'il faut oublier, et qui savent d'avance que je vais pas y arriver. Ouais j'ai des copains de fous, qui se balladent en se gueulant les uns sur les autres, avec des chaussures différentes et des sourires en coins. Puis ouais, j'ai des copains qui me regarde et m'avoue peut etre un peu qu'ils sont là pour moi.

Je suis sortie de ce cours de français les yeux en vrac et les souvenirs rebondissants sous ma caboche. Il a fondu sur moi, ma pris dans ses bras sans même que je dise un mot et ma juste murmuré un "tu verras, ça ira". Elle a embauché le téléphone à la minute où je suis rentrée dans ce wagon, une oreille attentive pour un coeur de coton. Elle m'a serré la main pendant tout le cours d'anglais, ne l'insultant pas, ne le critiquant pas, sachant que de toute magnière sa pourrait rien changer. Lui il a enfoncé au fond de mon oreille gauche un petit air des cowboys fringuants. Elle, elle m'a foutu un putain de coups de pieds sous la table pour m'empecher d'y penser me disant que si je continu elle allait aller l'éclater. Elle m'a envoyé un mot en cours d'anglais. Il m'a laché sa clope en me disant qu'il savait pas quoi faire à part ça. Et lui il m'a juste dit que ça allait etre long mais que je pouvais conter sur lui. Et elle elle mecoute et mexplique, a travers le language typographique du msn.
Et elle. Et elle. Et lui. Et elle aussi.

De si jolies conneries, qui me font encore rires devant mon écran blindée de mots en vrac qui veulent rien dire. J'ai un air de Renaud dans la tête. Et je vous remercie. Parce que je peux faire que ça .

# Posté le mardi 07 octobre 2008 13:09

Quand appuieras-tu sur Play ?

Quand appuieras-tu sur Play ?
J't'en supplie mon Papou si j'ramène un d'ces quatres
Mon amoureux chez nous
Lui file pas un coup d'boule une mandale un coup d'latte
Lui fais pas bouffer des clous
Fous pas l'feu à sa mob qui s'ra garée en bas
L'appelle pas "Microbe" l'est plus grand qu'toi
Lui dit pas qu'il est moche et qu'il a l'ch'veux gras
Lui fait pas les poches y fume pas

T'en fait pas Papa, mon amoureux tu l'aim'ras
Il écoute que Brassens et toi
C'est pas un premier de la classe
Il est ‘achement plus beau
On dirait toi sur tes vieilles photos

Tu craignais que j'ramène un p'tit con-Chevignon
Il a qu'un gros pull en laine
Pas d'boucle d'oreille dans l'nez et même pas d'blouson
Il est plutôt normal comme dégaine
D'abord c'est obligé qu'tu craques pour mon Manouche
Il adore la pluie et le vent
Il aime René Fallet et y pêche à la mouche
Et en plus il est protestant

T'en fait pas, Papa mon amoureux tu l'aim'ras
Il a tatoué Guevara sur le bras
Question dope pas d'lézard
Il est accro qu'à moi
Y joue d'la guitare il aime les chats

Il est dernier en gym toujours prem' en redac'
Y dessine on dirait Hugo Pratt
Dans deux ans y veut s'arracher au Niger
Bosser pour Médecins sans frontière
Te bile pas pour l'armée y veut s'faire insoumis
J'ui ai même dit qu'on l'planqu'rait
En virant toutes mes p'luches,mon Marsupilami
Y a bien une p'tite place sous mon lit

T'en fait pas Papa, mon amoureux tu l'aim'ras
Y lit des livres qu'tu comprendrais pas
Du sport il en fait pas
N'empêche qu'en championnat
Il aime que Lens et Marseille comme toi

T'en fait pas Papa, mon amoureux tu l'aim'ras
Au bras d'fer l'est aussi nul que toi
T'en fais pas, tu l'aim'ras
Pendant au moins
Une semaine ou un mois comme moi


Face aux fauteuils vident, les éclairages dans la gueule, y avais que toi à qui je pensais

# Posté le jeudi 09 octobre 2008 12:54