Le froid faisait saigner ma lèvre et tout les mots qui en sortaient. Cinglant, désespéré et surement un peu trop sincere pour disparaître dans le nuage de fumée qui s'ensuivait. Alors je tirais, comme si le fait de tirer sur cette merde toxique me ferait oublier tout ce qui se trame sous cette casquette grise. Le vent fait pleurer mes yeux. Le vent est une excuse bien plate. Moi, j'ai mon ventre qui se retourne au fur et a mesure des heures. J'ai mon ventre qui crie famine. Et je n'avale rien. Les idées braquées, comme le viseur d'un snipper sur sa belle tête blonde. Le portable au fond de la poche, une epaule de cuir qui m'accepte contre elle, des gens qui ne croient pas au vent et qui s'ennerve contre cette image. Une image que j'adore. Jprends la défense de cette image de l'autre côté du viseur, alors que comme tout les autres jpréfèrerais ptete la gachette. Y reste quelques heures, avant que le coeur l'emporte sur l'esprit, et que le coup parte contre le grès de son envoyeur. Contre mon grès.
Jsuis remplie de fautes d'orthographes et d'interrogations, de problèmes bien trop complexe pour mon esprit de gosse naïve. Alors la fumée se projette et foche quelques gouttes de pluies. Et cette trace rouge tombe entre deux pavés, se noyant dans le ruissellement de pluie. Et je repars.




